Avec ses litanies magnétiques portées par sa voix irréelle et fragile, Antony Hegarty plaide pour un monde où lumière, nature et féminité serviraient de bouclier à la brutalité environnante. Son œuvre poétique et aérienne est présentée dans le projet Cut the World composé de pièces inédites et de précédents titres réinventés et enregistrés à Copenhague avec l’Orchestre national de chambre danois.

La douce mélancolie d’Antony and the Johnsons

Ce n’est hélas pas souvent que j’ai la chair de poule à l’écoute d’une pièce musicale, mais dernièrement j’ai vécu cette heureuse expérience en découvrant le groupe Antony and the Johnsons et la voix hypnotique de son chanteur. J’ai tout de suite voulu en savoir plus sur cet artiste au style unique dont l’univers ressemble à une bulle légère et douce, mais aussi profondément mélancolique.

La douce mélancolie d’Antony and the Johnsons

D’origine britannique, Antony Hegarty vit depuis l’âge de 19 ans à New York où il a évolué dans les milieux underground de la ville avant d’enregistrer son premier album en 2000. Cet artiste transgenre au timbre cristallin a aussi collaboré avec plusieurs chanteurs au fil des années comme Björk, Boy George et Rufus Wainwright.

La douce mélancolie d’Antony and the Johnsons

Comme un voyage en apesanteur, son dernier album Cut the World est particulièrement envoûtant avec ses ballades résonnantes et romantiques. La méditation du chanteur sur le féminisme et les hiérarchies peut même s’avérer assez bouleversante avec la pièce titre que je vous laisse découvrir dans le clip mettant en vedette Willem Dafoe, Carice Van Houten et Marina Abramovic:

Crédit photos: Inez Van Lamsweerde & Vinoodh Matadin

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